Corse, acte 9. De Calvi à la Restonica

Dimanche 30 juillet, 16h30, comme des habitués, on embarque sur le ferry de Nice – L’île Rousse. Pas de cabine, 5h30 de traversée, on essaie de s’occuper comme on peut. Arrivés de nuit et en Corse (on connaît l’engouement des Corses pour le camping sauvage), on se met en route vers Calvi et le camping Paduella. Il y a devant l’accueil un petit parking, on se dit qu’on se posera là pour la nuit… 22h55, l’accueil semble encore ouvert. Pablo va voir… le portail ferme à 23h, on peut entrer et on trouve un emplacement non loin de la piscine et des sanitaires. Bonne nuit !

Calvi

Réveil matinal dû à la chaleur accompagnée d’une légère brise. 10 heures tapantes, ouverture de la piscine du camping, on squatte les transats et les enfants la piscine.

En début d’après-midi, on complète notre matériel de surfer et on attaque les vagues à la plage la Pinède. Le vent incessant nous convainc de regagner la piscine. Mais d’abord, petite halte au casino pour acheter nos traditionnelles frappes.

Premières frappes… 😋

On se fait une petite beauté et on part à l’assaut de la citadelle de Calvi. On commence par la rue commerçante à la recherche des fameux bracelets. On flâne dans les ruelles et on prend de la hauteur dans la citadelle qui a vu naître Christophe Colomb.

Bracelets au poignet, nous trouvons un charmant restaurant « A Candella » qui surplombe la baie. On finit par une bonne glace et on rentre se coucher.

Le lendemain matin, on fait une dernière baignade à la piscine du camping histoire de rentabiliser le tarif de celui ci et on prend la route vers on ne sait où !

Première idée : se baigner dans le Fango. Mais un arrêté préfectoral lié aux incendies change nos plans. Deuxième idée : rouler et découvrir une partie Ouest de la côte que nous ne connaissons pas. Les paysages défilent, entre mer et montagne.

Des vagues et une jolie plage attirent notre attention : Crovani sur la commune de Calenzana. Pablo et les 3 marmots se régalent dans les rouleaux, Cindy surveille la joyeuse bande au loin.

Plage de Crovani

On reprend la route en direction de Galeria. Une petite halte pique-nique s’improvise sur le parking de la plage à l’ombre du seul arbre. Cette petite ville ne nous charme pas. On continue notre découverte du coin.

Cindy en pleine lecture sur la plage de Gradelle

Finalement, ce sera plage et camping E Gradelle à Osani avec vue sur les calanques de Piana. En soirée, les petits investissent le mini golf après une glace au restaurant.

Autour de Porto

Dès le réveil c’est reparti pour une partie de mini golf. On ne traîne pas, Pablo a hâte de retrouver la plage de Porto. D’énormes rouleaux et le drapeau rouge nous y accueillent ; les enfants et Pablo kiffent, Cindy s’inquiète et surveille : « 100% des noyés savaient nager. » Pour réconcilier Cindy avec cette plage, Pablo l’autorise à remplir une caisse de bois flottés.

Plage de Porto

Cap dans les terres pour la forêt d’Aïtone et ses célèbres piscines et toboggans naturels « A madre ». Glissades, sauts et chutes sont au rendez-vous. Nous avions déjà privatisé avec table et chaises notre emplacement au camping d’Evisa. On s’y fait une petite beauté et on part au festival du village. On flâne d’abord sur un chemin « artistique » puis on suit le repas des cochons et on assiste à un spectacle de cirque, des plus énigmatique. L’appel du ventre sera plus fort et nous allons dîner au restaurant A Tamulu, conseillé par un aimable local ou maire du village selon Lola qui lui a trouvé une ressemblance avec papi à St Rome.

Direction Cargèse

Jeudi, 4ème jour sur l’île, on prend l’incontournable route à travers les Calanques de Piana pour se diriger vers Cargèse. Les enfants la connaissent quasi par cœur, c’est un classique !

Sitôt les calanques dépassées, Lola nous tanne de retrouver SA plage aux yeux de Sainte Lucie. On se pose donc à la plage de Chiuni. Pablo lutte contre le vent pendant 15 minutes pour installer le tarp et Lola ne perd pas de temps ; déjà plus d’une dizaine d’oeil de Sainte Lucie. La matinée s’écoule entre baignade et recherche des trésors (128 au compteur).

Nous allons ensuite installer notre campement au camping A Torraccia. Pablo travaille pendant que le reste de la famille profite de la piscine et du toboggan. On décide de continuer notre chasse au trésor sur la Plage de Peru, mais celle-ci est envahie d’algues et n’invite guère à la baignade. Lola en profite tout de même pour ajouter 31 yeux de plus. On finit l’après-midi par une visite de Cargèse et ajoutons un bracelet de plus au poignet.

Retour au camping pour un apéro traditionnel : coppa et tomme corses. Nous y rencontrons même notre voisin Ninjago qui nous livre une bataille contre les guêpes des plus hilarantes.

Chiuni à volonté !

Le temps est grisé aujourd’hui. On retourne à la plage de Chiuni dans l’espoir de retrouver quelques yeux de Sainte Lucie… Arrivés sur le parking de la plage, on entend le grondement des vagues. Lola commence sa recherche et va vite rejoindre Calie, Loïs et Pablo pour une bonne heure à déjouer les rouleaux.

Pour midi, on décide de retourner au camping pour manger « confortablement » sur notre terrasse de van. Un petit tour à la piscine et au supermarché pour quelques provisions, on se dit qu’on retournerait bien à Chiuni ! Les vagues sont encore bien là et « cassent » plus au large, l’occasion rêvée pour Loïs et Lola de se prendre pour des surfers et prendre LA vague !

Il est 18h30, la journée est bien remplie et la boite à œil de Sainte Lucie comptabilise 376 unités ! On peut commander deux pizzas au camping et s’endormir tranquillement.

Les bossus de Chiuni à la recherche des yeux de Sainte Lucie

Sagone

On continue de longer la côte Ouest vers le Sud, prochaine étape : Sagone. Une fois n’est pas coutume ; nous sommes accueillis par des vagues ! Cette fois, la température extérieure motive Cindy qui se lance telle une surfeuse avec sa planche gonflable. Une vague, deux vagues, trois vagues, au secours !!! Lola se fait chahuter par les vagues, Cindy flippe et les autres se régalent… On profite tout de même un peu de la baignade mouvementée, sans Lola qui a regagné la serviette avec l’aide de Pablo. Pablo joue les sauveteurs et nous donne les indications pour sortir de l’eau avec élégance et en gardant bien son maillot en place. Ouf, sauvés !

La Restonica

On quitte ensuite la côte pour la vallée de la Restonica et sa rivière, froide certes, mais sans houle. A l’heure du goûter on s’installe au camping A Tuani près de Corte et on file se rafraîchir à la rivière. Pablo et Loïs enchaînent les sauts acrobatiques, une chasse aux lézards s’improvise. On finit par une soirée fraîche au resto du camping.

La suite ICI