Corse, acte 10 – Part 2

En route vers Cargèse

Une semaine déjà, mardi 4 août, on continue notre road trip vers le Sud de l’île. On emprunte une route de bord de mer totalement cabossée et bordée de paysages sublimes. On improvise une pause baignade d’une heure à la plage de Crovani : petits galets colorés, eau chaude et translucide.

Second arrêt baignade et sauts à la rivière Fango.

Les routes sinueuses continuent pour traverser les calanques de Piana. Toujours aussi impressionnantes par leur taille, leur couleur et leur lumière. On fait notre photo souvenir devant le célèbre coeur.

La journée se termine au camping Torracia avec son toboggan tournant et sa piscine. Notre emplacement est parfait : très ombragé, à l’écart de la route et sans voisins trop proches.

Chaque coin de Corse a son attrait : ici pour nous c’est plage (on espère option vagues) et recherche d’œil de Sainte Lucie. On débute par la plage de Chiuni : 65 yeux au compteur et mer plate. Ce n’est pas la folie de la fois précédente. On finit la journée à celle de Peru, mais toujours pas de grosses vagues.

Aujourd’hui, on veut rejoindre Propriano en faisant quelques arrêts. Première pause café à Cargèse. On repère quelques jolis maillots de bain mais on repart bredouille. On longe la côte, on se remémore les plages déjà connues et on est à l’affût des vagues. La plage Liamone est notre deuxième arrêt. Pablo et les enfants se font gentiment malmener par les vagues.

Arrêt suivant au restaurant de Mélanie, la cousine de Pablo : cala de Sole sur la route des sanguinaires.

Playa à Propriano

On arrive enfin au camping Vigna Maggiore (55 euros la nuit) qui est notre incontournable avec sa piscine avec vue dominante sur la baie. Arrivant tard, on galère à trouver un emplacement comme on les aime. On a l’impression que cette année les touristes ont pris d’assaut la Corse. On se jette sur un emplacement vite fait, tour rapide à la piscine, douche et on part pour le centre ville. On dévore de délicieux burgers« Chez Claude » suivis de tiramisus nutella tout autant savoureux.

Nous sommes à mi parcours de notre séjour. La famille Chaventré nous rejoint au camping. Entre temps, nous avons réussi à changer d’emplacement au profit d’un XXL. On est réconcilié avec le camping. L’après-midi, on flâne dans la rue principale du centre ville où Pablo trouve son maillot de bain. Puis, enfin, DES VAGUES à Capu Laurosu ! Tout le monde se jette à l’eau avec plus ou moins d’entrain. Même Manue, équipée de sa bouée pneu va affronter les vagues et sa peur. Elle se fait valdinguer à la première tentative mais ne s’avoue pas vaincue et revient. Les Salmon nous rejoignent pour clôturer la baignade. Soirée Burger et au dodo !

On ne change pas une équipe qui gagne : on prend les mêmes et on recommence, mais cette fois à Cupabia.
Cette plage paradisiaque et déserte se mérite. Après une courte marche sous une chaleur écrasante, on installe le campement pour la journée. A nos côtés, des milliardaires se la jouent grand luxe : yacht, jet ski…
On prolonge l’après-midi tous ensemble à la piscine du camping qui est bondée ! Lola et Anna confectionnent un cookie géant au airfryer pour l’anniversaire de Manue. Et on finit avec les péripéties des Salmon qui crèvent un pneu en allant faire des courses et sont forcés de rentrer en taxi jusqu’à Porto Pollo.

Plage suivante : Cala d’Orzu avec son eau turquoise et ses yeux de Sainte Lucie. Les enfants tentent d’en vendre aux bateaux en les accostant en paddle. La générosité n’est pas à la hauteur de leurs espérances.
On finit la soirée au resto Chez Angele pour les adultes et au camping pour les gosses.

Direction fraîcheur à Zonza

Envie de fraîcheur : on part pour Zonza en compagnie de la famille Chaventré. On remonte la rivière fraîche en recherche de sensations fortes : quelques sauts et glissades s’enchaînent.

Célia nous offre une démonstration du mode lézard pour escalader les rochers. Nous avons le plaisir de retrouver Claude, un ami corse, en compagnie de Cathy. Un apéro s’organise pour les retrouvailles. La nuit est fraîche. Les joggings et les sweats sont de sortie. Les 4 bambins dorment à la belle étoile.

Mardi 11 août, il reste moins d’une semaine de vacances.
On prolonge d’une nuit au camping la Rivière. Les Salmons tentent de nous y rejoindre mais se voient octroyer 30 minutes top chrono par Jean, le nouveau gérant du camping, pas très commode. Repas vite avalé et on part au pont de la rivière pour continuer les sauts (9 mètres) et les baignades à 19 degrés. Dernière soirée avec nos amis. Pour l’occasion Lola et Anna font un délicieux fondant au chocolat.

Cap sud !

On rejoint la côte Est en passant par le col de Bavella. Ce soir, une éclipse est prévue et l’on veut repérer le spot d’où l’observer.
On dépose ensuite nos affaires au camping U Rosu Marinu (53 euros la nuit), camping nature 2 étoiles bordé d’une rivière chaude. Ici, la chaleur est écrasante. On file à Solenzara pour déjeuner de délicieux Poke bowl. On découvre ensuite une plagette entre Canella et Favone. Celle-ci est entourée de grottes que l’on peut explorer pour notre plus grand plaisir. On retourne au camping pour profiter de la rivière et enchaîner les sauts (5 mètres).

Comme prévu, on remonte vers les aiguilles de Bavella afin d’admirer la vue sur l’éclipse. Finalement, on ne voit que la moitié de l’éclipse car le soleil joue à cache cache derrière les aiguilles. Très grosse déception pour Loïs…On se console en croisant chèvres, vaches et cochons sur le retour.

On avait prévu de se poser à la rivière du camping mais c’est sans compter sur notre soif de voir ailleurs. Les enfants ont envie d’aller à Bonifacio. On consulte le calendrier… Rangement du campement express pendant que Calie et Loïs prennent leur dose de sauts.

Après 2 heures de route, on retrouve le camping des îles (53 euros la nuit) déjà testé il y a quelques années. Accueil souriant, emplacement ombragé, allées végétalisées, piscine avec transats et bed XXL, tout ce qu’il faut pour réconcilier Pablo avec le Sud de l’île. Il y trouve même un maillot de bain au petit marché.

On se souvient de la plage La Testa qui offre une eau cristalline au bout d’une piste en terre. Malheureusement quand on y arrive, une barre à 2m10 nous empêche d’y entrer. Dommage….On continue notre recherche dans le secteur, on suit une autre piste et on arrive sur une plage quasie déserte. L’eau n’est pas celle des tropiques ; le fond est tapissé d’un véritable jardin sous marin. Posidonies, algues et rochers sont peuplés de poissons de toutes sortes. Masques sur le nez, on explore les fonds marins. Quelques trouvailles viennent s’ajouter à notre boîte à trésors : un œil de Sainte Lucie, du verre poli et des nacres.

On prend une douche à l’arrière du van, la première des vacances, avant de monter à la citadelle de Bonifacio. Cette forteresse médiévale spectaculaire perchée à 70 mètres de hauteur sur des falaises de calcaire blanc au sud de la Corse nous offre un panorama magnifique. Bâtie à partir du XIIe siècle par la République de Gênes, elle domine la mer Méditerranée et le détroit menant à la Sardaigne. On flâne dans les ruelles. On dîne dans un charmant restaurant avec vue sur les falaises. Encore une journée bien remplie !

Vendredi 14 août, piscine du camping au programme de la matinée. Qui voit-on débarquer ? Les Chaventré ! C’est reparti pour un tour. Vers 16h, tongs au pied, paddle sur le dos, on descend à la plage de sable blanc de Piantarella ; bondée de monde. Mais, notre paddle nous permet de nous rendre en mode expédition, à la magnifique plage de Petit Sperone…bondée également. On tente l’expérience de patauger sur le bandeau de sable qui relie la plage à l’île Piana. Le lagon de Piantarella est sublime. Une séance photo s’organise sur les rochers et face au soleil couchant. Puis l’heure tournant, on se motive pour remonter jusqu’au camping. Après 15 minutes de côte, on est sec !

Petite motivation en ce samedi matin. Après presque 3 semaines, l’excitation des débuts a disparu, mais, on ne dit pas notre dernier mot. On a trouvé une plage avec parking proche : Cala Longa. Matinaux, on peut s’installer sur une plage presque déserte et profiter d’une eau un peu plus fraîche. L’eau limpide ressemble à un véritable aquarium. Un plaisir de nager au milieu des poissons.

Ensuite, nous nous baignons à la piscine du camping : l’eau y est encore plus chaude que la plage. Vers 16h, on visite le port de Bonifacio où les yachts présents nous permettent de nous questionner sur la réussite sociale… Pour notre part, nous remontons à pied pour acheter notre glace Chez Vincent, glacier le moins cher de Bonifacio (4,5 euros les 2 boules). Loïs est au bout de sa vie face à cette ultime montée sous cette la chaleur écrasante. Même Cindy transpire comme jamais. On finit nos achats souvenirs et retour au squat.

Dernière matinée à la plage de Tonnara. On y rejoint une île sauvage à la nage et en paddle. Seuls sur une petite plage, on profite de nos derniers moments en Corse. Ici, la roche a différentes teintes : du blanc au gris en passant par le rose. On rentre ensuite au camping dans l’idée de squatter la piscine, rejoints par les Chaventré. L’heure tourne, et les parents tournent en rond. Petit coup d’œil sur Google Map et…la plage de Saint Antoine (dédicace à beau papa) viendra clôturer notre tour des plages corses. On commence par une marche dans le maquis, sur un sentier entouré de roches calcaires et on arrive face à un paysage lunaire. Une grotte et l’étendard de Bonifacio viennent parfaire ce paysage. Dernière baignade pour nos 13 ans de mariage et petit cadeau de la part de Mathieu : un magnifique bois flotté autrement appelé « le jambon ».

Lundi 17/08, cette fois c’est fini : serviettes poisseuses, tongs poussiéreuses, vernis défraîchis, cheveux blondis, on peut embarquer à Bastia et rentrer retrouver notre petit Billy

Quelques pensées à retenir :
L’argent c’est pas un problème – Mathieu
Tout problème a sa solution – Cindy
Le confort est inversement proportionnel à la mobilité – Cindy
Qu’est ce qui se passe, Palavas ? – Mathieu